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CHU Teh-Chun et WU Guanzhong – Quand l’amitié transforme des destins

20 février 2026

Avant de devenir l’une des figures majeures de la peinture chinoise, WU Guanzhong suivait un parcours scolaire classique et se destinait au génie électrique.

Une rencontre inattendue et décisive

La rencontre entre CHU Teh-Chun et WU Guanzhong eut lieu presque par hasard au second semestre de leur première année de lycée, lors d’un entraînement militaire de trois mois. Dans un peloton de onze élèves, Chu, grand et en tête de file, marchait souvent à distance du plus petit Wu, qui fermait la marche. Un détail du règlement allait pourtant changer leur destin : le premier à terminer un exercice devait se placer à l’arrière. Finissant souvent le premier, Chu se retrouvait ainsi toujours aux côtés de Wu, donnant naissance à leurs premières conversations. C’est là que Wu confia son désintérêt pour le génie électrique et révéla sa véritable passion : la peinture.

La révélation artistique

À la fin de l’entraînement, CHU Teh-Chun invita WU Guanzhong à découvrir l’Académie nationale des Beaux-Arts de Hangzhou, alors presque vide pour l’été. Wu y séjourna et se plongea dans le dessin et l’aquarelle, encouragé par Chu. Animé d’une détermination exceptionnelle, Wu s’exerça sans relâche. Lorsqu’il passa le concours d’entrée, il fut admis dès la première tentative — un exploit rare à une époque où seul un candidat sur trois ou quatre réussissait.

Ce fut le début d’une vocation… et d’une amitié déterminante.

Des années d’apprentissage intense

À l’Académie, Chu et Wu devinrent inséparables. Leurs journées commençaient avant l’aube, ils broyaient les bâtons d’encre de Chine et peignaient dans le silence du matin. Après le petit-déjeuner, quatre heures de dessin en atelier les attendaient, suivies de cours théoriques, puis de longues séances de peinture en plein air.

Chaque samedi, munis de leurs boîtes de peinture, ils exploraient les paysages de Hangzhou, réalisant parfois plusieurs oeuvres en une seule journée. Leur moteur n’était ni la carrière ni la reconnaissance, mais la passion pure de peindre.

WU Guanzhong poursuivit ensuite ses études en France, à l’École des Beaux-Arts de Paris, où il s’immergea pendant plus de trois ans dans la peinture occidentale avant de retourner en Chine. Son œuvre témoigne d’un équilibre subtil entre tradition chinoise et modernité occidentale, dans un langage à la fois léger et poétique. CHU Teh-Chun, quant à lui, choisit de s’installer durablement en France. Il y développa une œuvre marquée par l’abstraction lyrique et par un dialogue constant entre la peinture moderne occidentale et la tradition chinoise.

Une amitié presque fraternelle

Le lien qui les unit dura toute leur vie. Thérèse, l’épouse de CHU Teh-Chun, le qualifia de « presque fraternel ». Malgré l’éloignement géographique et des orientations esthétiques distinctes, leur relation demeura profonde, comme en témoignent leurs nombreuses correspondances conservées dans les archives de la Fondation.

Après leurs retrouvailles dans les années 1980, ils se rendirent visite régulièrement, entretenant une relation fidèle et chaleureuse.

Leur histoire rappelle que l’art est aussi affaire de complicité, de respect et de partage — et que certaines amitiés façonnent autant une œuvre qu’une vie.

Malgré l’éloignement et des orientations esthétiques différentes, leur relation resta étroite, comme en témoignent les nombreuses correspondances conservées dans les archives de la Fondation. Après leurs retrouvailles dans les années 1980, ils se rendirent visite régulièrement, entretenant une amitié proche et durable.

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